Certains jours sont plus difficiles que d’autres

J’ai la grippe! AtchOOOOOUMM! ;-(

Cette simple affirmation vous permettra de comprendre pourquoi ma journée m’a paru si longue.  Tout ce qui est arrivé aujourd’hui me semblait plus effrayant, plus décourageant, plus déprimant qu’à l’habitude.

– Plus effrayant:  J’avais l’impression qu’il y avait plus de bruit dans la classe.  Les enfants parlaient fort et paraissaient impatients!  Leurs pas dans les escaliers pesaient une tonne. 

– Plus décourageant:  Il y a eu un conflit entre deux élèves.  Mon "élève qui s’oppose" était enragé: il n’arrivait pas à se calmer.  Il s’est battu avec un autre enfant et il s’est sauvé après le dîner.  Je me demande bien ce que je vais faire avec lui.

– Plus déprimant:  Le niveau d’attention était au minimum et j’ai dû répéter les mêmes consignes plusieurs fois tout au long de la journée.  Je suis arrivé en retard à l’autobus avec mes élèves.  Ils n’en finissaient plus d’écrire leurs leçons et de faire leur sac.  Tout semblait compliqué.

Atchooumm!

C’est incroyable de voir comment une journée comme celle-ci peut nous miner le moral.  J’étais complètement épuisé et découragé tout à l’heure.  Est-ce que mon année va se dérouler comme ça jusqu’en juin?  Est-ce que les enfants vont être assez attentifs pour participer au projet de blogue?  Est-ce que je vais passer mon année à régler des conflits?  J’ai même eu très peur en imaginant que le projet de blogue serait un échec…  C’est vous dire dans quel état d’esprit je me trouvais.

Puis, je me suis dit que je n’avais pas à laisser les sept heures que j’ai passées à l’école gâcher les dix-sept autres.  Je me suis alors installé devant mon ordi pour vous écrire.  Et, j’ai repensé au support que j’ai reçu de la directrice de mon école tout au long de la journée.  Elle m’a aidé à chaque fois que j’en ai eu besoin.  Je n’étais donc pas seul avec mon problème.

Ensuite, j’ai repensé au 11 septembre 2001… 

Je me rappelle que je commençais une nouvelle classe dans une nouvelle école.  J’arrivais tout juste à Jean-Jacques-Olier.  Changer de milieu de travail peut occasionner tellement de stress!  Je me suis souvenu des enfants qui étaient dans ma classe à cette époque et je me suis rendu compte que certains étaient plus en difficultés que ceux d’aujourd’hui, qu’ils étaient même vraiment en grande détresse.  Les essais, les doutes, les tentatives, les heures à chercher un moyen, tout m’est revenu en tête.  Puis, je me suis souvenu que j’avais finalement réussi à établir un climat favorable pour l’apprentissage.  Mes élèves travaillaient très bien et j’étais fier d’eux.  Donc, si j’y suis arrivé avant, je peux encore y arriver aujourd’hui.  Cette pensée m’a soulagé d’un grand poids sur mes épaules.  Je me suis mis à trouver des idées et des moyens à essayer pour reprendre la situation en main.  Maintenant que c’est réglé, je n’y pense plus jusqu’à demain matin.  Le stress sera là demain.  Je n’ai pas à l’entretenir jusqu’au lendemain!

Le 11 septembre m’a également fait pensé à la résilience.  C’est cette capacité à surmonter un stress et à retomber sur ses pieds.  J’ai lu un peu sur le sujet et je me suis fait ma propre idée là-dessus.  Au fond, c’est une façon de percevoir les choses et les événements.  Vivre le stress pendant qu’il a lieu (dans le moment présent) sans se laisser habiter par lui, sans l’amener à la maison, sans le laisser régner sur nos pensées ou nos actions.  Et pour cela, il faut savoir se parler à soi-même. 

Et puis, je me rends compte que ce blog me permet d’évacuer certaines tensions ou frustrations.  Une autre porte par où le stress peut s’en aller. 😉

Et maintenant, que tout ceci est dit.  Je me sens beaucoup mieux! Je vais pouvoir vaquer à mes autres occupations de la journée.

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