L’éducation aux médias

Auteur : Sylvain Page 83 of 100

Un poème sur l’Halloween

Aujourd’hui, nous avons commencé la rédaction de notre poème sur l’Halloween.  Je trouve que ce thème se prête bien à un poème parce qu’on peut laisser aller notre imagination.  Les enfants qui sont moins habiles en écriture ne sont pas obligés de raconter une histoire.  Ils peuvent simplement lancer des idées pour créer des ambiances.  Cela nous permet de nous placer dans un vrai contexte de création et de lancer des idées pêle-mêle sans passer par la structure d’un texte.  C’est plus comme un jeu. C’est aussi moins épeurant comme premier contact avec l’écriture.  Un poème est plus court à écrire et on peut le terminer quand on décide de le terminer.  Il n’a pas de début, de développement ou de fin proprement dit.

Cette semaine, je leur ai lu quelques poèmes à 2 ou 3 reprises.  J’ai un livre de poèmes et de comptines pour enfants.  Les textes sont plus adaptés.  Ils se font un peu l’oreille et on voit en même temps les onomatopées.  Il y a souvent des bruits dans les comptines pour enfants:  cric, crac, plouf, etc.  Dans un poème sur l’Halloween, les bruits ajoutent un caractère sinistre à l’ambiance ou à l’action qui se déroule.  

Après avoir lancé toutes sortes d’idées, nous préparons notre banque de mots. Cette banque de mots est organisée d’une façon spéciale:  les mots sont classés par son.  Exemple:  enfant, sang, vent, méchant, morts-vivants, éléphant, pansement, etc. Regrouper les mots de cette façon facilite le travail des enfants pour trouver des rimes.

Le brouillon sur papier est rangé dans leur carnet en carton. Je fais le lien avec le carnet sur le web qui s’en vient bientôt.  La semaine prochaine quand nous allons continuer la rédaction de notre poème, je dirai aux enfants d’ouvrir leur carnet et de prendre leur travail.  Phrase que je dirai quand nous irons à l’ordinateur pour travailler sur notre carnet (web).  Ils vont vite faire le parallèle.

Apprendre à se servir d’un numériseur: imaginer un dialogue

Vos élèves ont fait une belle création en arts plastiques et vous ne voulez pas seulement l’accrocher sur un mur?  Vous voulez la réutiliser pour faire une activité en classe?  Je vous suggère une petite activité toute simple pour apprendre à numériser et poursuivre l’apprentissage du traitement de texte!  Est-ce que ça sonne comme une ancienne annonce de Kraf…?

Le but de l’activité est d’imaginer un dialogue entre 2 ou 3 personnages créer par les enfants en arts plastiques.  Mes élèves ont fait des portraits que je trouve très beaux et je voulais absolument les réutiliser.  Si je n’avais pas eu cette création, je leur aurais demandé tout simplement de me dessiner un portrait.

On explique aux élèves qu’ils doivent imaginer un dialogue entre deux ou trois personnages.  Quelque chose qui leur fait penser à l’Halloween ou à tout autre sujet qui semble bien les intéresser.  Je préfère laisser aller leur imagination que de les contraindre à utiliser un sujet qu’ils trouvent décidément plate.  On énumère différentes idées et on imagine certaines répliques, certaines réparties. J’écris bien sûr plusieurs mots au tableau.  J’aime bien utiliser des banques de mots.  Cela simplifie beaucoup le travail.  Si je veux qu’ils soient créatifs, ils doivent pouvoir employer des mots dont ils n’ont pas à maîtriser l’orthographe.  Je ne veux pas les limiter à leurs seuls mots de vocabulaire.  De plus, je n’ai pas à me séparer en quatre pour les aider à écrire.  Ils cherchent les mots dans les banques que je leur fournis.  Les enfants se placent en équipe de deux ou trois et commencent à rédiger leur dialogue.  Pendant ce temps, j’appelle une équipe à l’ordinateur pour lui montrer comment fonctionne le numériseur.  Quand je sens qu’ils ont bien compris, je les laisse travailler tout un jetant un coup d’oeil de temps en temps.  Je vais voir les autres équipes pour répondre à leurs questions.

Avant de commencer, je montre le numériseur aux enfants et j’explique les fonctions et les éléments de base.

  1. Nous regardons ensemble les éléments: le couvercle, la vitre et le lien USB.  Le couvercle empêche notre image de bouger et protège nos yeux du faisceau lumineux.  J’explique bien que l’image ou le dessin doit se retrouver sur la vitre si l’on veut que le numériseur le "voit" avec sa lumière.  Le lien USB amène les informations numériques vers l’ordinateur.
  2. Je place ensuite une image sur la vitre du numériseur et j’explique aux enfants les démarches à suivre pour ouvrir le logiciel qui active le numériseur.  Je le fais deux ou trois fois.  Un élève me répète ensuite toutes les étapes et je les fais mimer par un autre enfant de l’équipe.  Quand ils sont prêts, je les laisse aller.  S’ils ont des questions, ils peuvent me demander sans problème.

Voilà donc la première étape de cette activité complétée.  J’ai eu besoin de deux cours pour faire compléter les dialogues.  Prochaine étape:  écrire les dialogues à l’ordinateur et y intégrer les portraits numérisés.

Traitement de texte: notions de base 2

Je viens tout juste de lire un texte sur l’utilisation des TIC et l’accroissement du rendement académique chez les élèves.  Certains pensent que les TIC changent peu de choses aux apprentissages, d’autres croient fermement le contraire. 

La difficulté avec les TIC c’est qu’ils sont à la fois l’outil d’apprentissage et la notion à apprendre.  Je m’explique.  Écrire son texte à l’ordinateur, c’est super!  Mais c’est encore mieux quand on maîtrise le clavier et qu’on connait son doigté.  Si vous me suivez bien:  l’ordinateur est l’outil qui permet d’écrire un texte mais le doigté est la notion à apprendre pour simplifier l’écriture du texte.  C’est évident que, sans une connaissance minimal du clavier, l’écriture d’un texte peut devenir très ardu.  C’est ce qui fait que certaines personnes s’en remettent au papier pour écrire avec les enfants, jugeant que l’ordinateur complexifie et allonge la tâche.

Il faut donc prévoir une gradation du niveau de difficulté au fur et à mesure que les élèves avancent dans leur primaire. 

Voici alors un exemple de l’utilisation qu’on pourrait faire d’une activité comme celle de l’identification du pupitre. 

– 1er cycle (1ere année):  Les enfants choisissent parmi un choix d’images prédéterminées.  Ils n’ont pas à copier et à coller une image puisqu’elle est déjà dans le modèle.  On se concentre alors sur l’utilisation du clavier, le choix de la police et la grosseur du caractère. 

– 1er cycle (2e année):  Les enfants choisissent leurs images à partir d’une sélection qui se trouve sur une ou deux pages autres que celle de leur travail.  Ils apprennent à naviguer d’une page à l’autre et à copier et coller.  Ils n’ont pas à redimensionner l’image.  Les images ont la bonne dimension.  En plus de la police et de la taille des lettres, on ajoute la couleur. 

– 2e cycle :  Les enfants font la recherche sur Internet et apprennent à copier et à coller dans leur page de travail.  Ils apprennent à redimensionner une image.  Ils apprennent aussi à modifier le style du cadre (double-ligne, ligne pointillée).  Ils partent toujours d’un modèle créé par l’enseignant.

– 3e cycle:  Les enfants sélectionnent la taille du papier et son orientation.  Ils dessinent eux-mêmes le cadre qui est un rectangle de 12 cm par 40 cm.  Ils choisissent un style pour leur cadre.  Il n’y a donc pas de modèle créé par l’enseignant.  Ils font la recherche et collent eux-même leurs images et les redimensionnent.  Et ils s’amusent avec la taille et les styles des lettres.  Dans Word, ils utilisent les éléments WordArt (6e année).

 

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