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Les stratégies et l'expertise d'un orthopédagogue au fil des saisons

Catégorie : Pour les enseignants Page 3 of 31

Moyens pour indiquer le début et la fin d’une activité

Pour certains élèves en difficulté, connaître exactement le début et la fin d’une tâche peut aider à diminuer grandement leur stress.  Ils envisagent alors le travail académique d’un autre oeil.  Cela leur permet de mieux percevoir la tâche à réaliser.  D’autres enfants se sentent plus rassurés lorsqu’ils ont la possibilité de faire leur travail une étape à la fois.  Les enfants autistes ont eux aussi besoin de repères visuels pour comprendre le début d’une activité et sa fin.  On peut également faire baisser l’anxiété de certains enfants qui appréhendent de façon négative la période des devoirs en utilisant ce moyen.

Mais comment s’y prendre pour indiquer le commencement et la fin d’un exercice ou d’une tâche de façon adéquate?

Je vous propose une petite vidéo qui présente des moyens tout simples qui vous permettront de répondre à cette question.  Pour vous y rendre, cliquez sur l’image ci-dessous.

Comme je vous l’ai dit, ces trucs peuvent aussi s’adresser aux enfants qui sont rétissants quand vient la période des devoirs.  Un petit horaire bien pensé peut aider à structurer ce moment important.  Il est peut-être possible de séparer les devoirs et les leçons en trois périodes entrecoupées de courtes pauses de 10 minutes.  Vous verrez en visionnant la vidéo ce qui sera le plus adéquat pour vous et votre enfant.  Le but est de lui faire sentir qu’il progresse et qu’il se rapproche de la fin de sa tâche.  Le voir visuellement sur un tableau peut lui permettre  de bien comprendre ce déroulement.  Le matériel est facile à créer.  Il s’agit d’avoir sous la main du carton, des bandes velcro et des pictogrammes pour représenter les étapes du travail.  Vous trouverez ces pictos en cliquant sur le site des aides visuelles.

Vidéo produite par Geneva Center for Autism E-Learning Visuals

Les aides visuelles 1

Pas mal la petite bande dessinée du billet précédent, n’est-ce pas?  Je trouve qu’elle résume tout à fait simplement les réalités d’un enfant ayant un T.E.D. On y apprend l’essentiel de ce qu’il faut savoir pour intervenir correctement auprès de cette clientèle.

Maintenant que nous connaissons bien leurs besoins, il ne s’agit plus qu’à trouver des moyens d’y répondre efficacement.

D’ailleurs, nous savons que l’enfant ayant un T.E.D. a besoin de support visuel pour bien comprendre les consignes.  Cela l’aide à intégrer l’information et à se la rappeler au moment opportun.

Je vous ai justement déniché un bon logiciel qui permet de créer en un tour de main des horaires imagés qui suivent le déroulement du temps.  Première bonne nouvelle:  il est gratuit.  Vous pouvez le télécharger immédiatement ici en cliquant sur son nom, visual timetable.  Deuxième bonne nouvelle:  il est très simple à utiliser.

Même si le logiciel est anglais, il est possible d’écrire en français les mots sous les images.  Vous pouvez choisir le vocabulaire qui décrit le mieux le pictogramme selon vous.  Au-dessus des petites horloges se trouvent les fonctions du logiciel:  enregistrer, ouvrir un fichier, imprimer, etc.  La loupe sert à ajouter des images dans le logiciel.  Il est donc très facile d’utiliser les pictos que vous aimez.

Vous pouvez également créer des horaires plus complexes.

Nous y reviendrons probablement mais, pour le moment, je vous suggère de consulter mon babillard sous la capsule du 12 novembre.  Vous y trouverez des liens vers des banques de pictogrammes et d’images.

La mini soirée de la GRICS

    J’aurai l’occasion d’être à la mini soirée de la GRICS ce mercredi car j’animerai un kiosque pour présenter aux visiteurs le superbe projet de Carnet de classe qui a débuté en octobre 2006.

 

    Moi qui ne suis pas de nature très extravertie, je me suis décidé à être sur la sellette pour mieux faire connaître ce projet dont je suis si fier.  (Et pour lequel, j’ai investi des heures de travail considérables pendant 3 années. J’en profite en passant pour remercier M. Martin qui a été la ressource technologique à la base de ce projet.  Sans lui, je ne me serais jamais lancé dans cette aventure.)

    Je fais aussi cet effort pour rendre hommage aux élèves qui m’ont permis de faire du Carnet de classe ce qu’il est à mes yeux:  un fabuleux outil d’apprentissage.  Je sais très pertinemment qu’ils en étaient eux aussi tellement fiers parce qu’ils se sentaient compétents.  L’informatique a cette capacité particulière d’abolir certaines limites et de nous amener à en transcender quelques autres.  Les élèves l’ont rapidement remarqué et leur motivation s’est proportionnellement développée:  plus ils progressaient et plus ils étaient compétents; plus leur compétence se développait et plus ils étaient motivés.  C’est aussi simple que cela.

 

    Pour préparer mon kiosque, j’ai dû revoir toutes les activités que j’ai réalisées depuis les débuts pour être en mesure de donner un portrait concret du projet.  J’ai survolé chaque réalisation pour  me replonger dans l’esprit de ce temps, pour me rappeler des objectifs visés.  Et c’est avec beaucoup de nostalgie que je me suis souvenu des enfants qui ont participé de tout coeur au Carnet de classe. 

    Je me suis aussi rendu compte que les élèves qui ont bénéficié de deux années consécutives ont réussi à beaucoup mieux maîtriser les technologies et ils ont été aussi capable d’intégrer plus facilement les nouvelles notions dans les apprentissages académiques. 

  –  Cela m’amène à me demander quel niveau pourraient atteindre les élèves qui vivraient un tel projet pendant tout leur primaire. 

 

J’ai préparé pour la mini soirée des cartes d’expédition qui paraîtront directement dans le Carnet de classe.  Ces cartes d’expédition amènent le visiteur à la découverte des principales utilisations du projet en survolant certaines activités.  Elles sont assez concises en indiquant par des liens un court itinéraire dans le Carnet de classe.

 

Si vous voulez voir à quoi elles ressemblent, la première carte s’intitule: 

 – Carte d’expédition 1:  le cyberfolio

 

Bonne découverte!

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