L’éducation aux médias

Auteur : Sylvain Page 52 of 100

La solution, c’est chacun de nous

À tous ceux qui, comme moi, reviennent au travail après la semaine de relâche, je vous souhaite un bon retour.  J’ai écrit le brouillon du billet qui suit, il y a un mois environ mais je n’ai pas pris le temps de le compléter pour le publier.  En ce mercredi matin nuageux, je me dis que je dois le poster au plus vite sinon il va terminer dans mes billets rejetés.   

J’ai choisi d’y revenir aujourd’hui parce que je me questionne sur l’enseignement du français.  C’est en forgeant qu’on devient forgeron, dit-on.  Et bien, c’est en écrivant que l’on apprend à écrire.  Je me rends compte que recommencer à écrire régulièrement dans ce blogue m’aide à structurer ma pensée mais surtout, me permet de développer mon français.  Je redécouvre l’orthographe des mots, je dois même utiliser le dictionnaire. 

Je dis "recommencer" puisque j’ai eu une correspondance soutenue avec ma grand-mère pendant toutes mes années d’étude.  Elle était très intéressée à ce que j’apprenais.  Elle m’avait avoué qu’elle aurait tellement aimé avoir la chance de poursuivre ses études et même d’aller à l’université. À travers mes lettres, elle vivait un peu la vie d’étudiant qu’elle n’avait pas pu connaître.  Et moi, j’améliorais mon français à chaque lettre que je lui postais.

Mais comment recréer une situation similaire avec mes élèves?  Une situation qui leur donne le goût d’écrire. Il y a bien sûr le carnet de classe. Mais, je ne peux pas m’en servir assez souvent.  Je cherche une façon de remédier à ce problème…  Voilà, c’est là où j’en suis dans mes réflexions.  J’y reviendrai si je trouve une bonne idée!

Poursuivons avec le billet sur le français.  Le sujet semble moins prenant maintenant mais je veux tout de même vous dire ce que j’avais pensé. Heureusement que la chasse aux sorcières pour trouver des coupables a cessé.  Devait-on vraiment allumer un bûcher?  Qui est responsable de la situation problématique?  Le gouvernement?  Les nombreux ministres de l’éducation?  Nous? Moi? Vous? Eux?

Avec un peu de recul, je vois maintenant plus de positif dans la situation présente.  La tempête achève.  Les nuages se dissipent.  Le soleil va poindre.  Mais, qu’est-ce qui est positif dans cette situation, me direz-vous? 

Eh! bien! Comme dans toutes les situations conflictuelles, nous sommes à l’étape de la prise de conscience. Nous réalisons qu’il y a effectivement un problème. 

1- Prendre conscience du problème

Mais qu’en est-il de ce problème? L’état du français au Québec.  Les jeunes qui écrivent aux sons, depuis les années 70, semble-t-il… (Me dois-je d’ajouter avec une pointe d’ironie).  La qualité du français diffusée dans les médias (radio, télé, sites web, publications en série, chansons, …)  Je ne veux pas faire ici un portrait de la situation.  Ce ne serait pas vraiment utile.  Je veux seulement orienter votre réflexion.  Qu’est-ce que vous constatez?  Avez-vous des exemples précis?  Ne faites-vous que répéter ce que l’on vous dit à la télé ou à la radio?  Tout le monde a lu, vu ou entendu quelque chose sur le sujet.  D’ailleurs chaque personne a une opinion.  Pourtant, je crois qu’il faut désormais franchir le seuil de la simple opinion et regarder ce qui se passe autour de nous… pour faire quelque chose.

2- Faire un historique. 

Est-ce que l’histoire nous apporte des réponses?  On oublie qu’il est bon de regarder en arrière pour estimer la distance parcourue, pour voir notre point de départ et évaluer la direction à prendre.  Le commentaire suivant fait un bon portrait de l’évolution de l’enseignement du français au Québec.  Je vous suggère de le lire.  Repensez aussi à vos années "sur les bancs d’école".  Que pensiez-vous du français quand vous étiez enfant?  Aimiez-vous faire les exercices?  Les devoirs?  Vos parents vous encourageaient-ils?  Était-ce mieux au primaire ou au secondaire?   Attendiez-vous que quelqu’un vous apprenne le minimum ou étiez-vous de ceux qui cherchent par leurs propres moyens pour en apprendre plus?  Faites un petit bilan de votre apprentissage du français.  Quels sont les sentiments qui vous viennent?  Prenez le temps d’y penser.  Ce n’est pas si futile que cela en a l’air. 

Avez-vous vraiment réfléchi?  Prenez votre temps, je vous attends.

C’est fait?  Bon.  Maintenant, voyons ce que j’ai à vous dire…

Si vous êtes fiers de votre langue, transmettez cette fierté à vos enfants. Ne soyez pas passifs. N’attendez pas que l’État règle le problème pour vous.  Soyez responsables de vos actions.  Prenez part au conflit, pas en voulant "river le clou" de tout le monde ou en "tapant sur la tête" de ceux qui ne font pas votre affaire mais bien en essayant de solutionner le problème à votre échelle, dans votre entourage.  Pouvez-vous améliorer l’état du français dans votre lieu de travail?  Dans votre foyer?  Vous êtes inquiets de la qualité du français que votre enfant utilise, dites-le lui.  Parlez-en.  La discussion solutionne bien des maux. Ce n’est pas moi qui l’ai inventé.  Vous le savez aussi bien que moi. Qu’est-ce que votre jeune pense du français?  Voit-il l’importance d’écrire correctement?  Allez chercher ses perceptions et ses idées.  Faites-le parler des embûches qu’il traverse.  Vous pourrez mettre vos pendules à l’heure et accorder vos perceptions et vos attentes.

Et la réponse, elle est là.  Ce n’est pas le rapport Ouellon, ni le plan de la Ministre, ni les cours de français au secondaire, ni les méthodes syllabique ou globale, c’est NOUS.  Chacun de nous.  Chacun a le pouvoir de faire quelque chose.  Chaque parent a la capacité de faire une différence.  Mes parents m’ont transmis le goût de lire.  J’avais hâte de savoir lire comme eux.  Ensuite, j’ai eu hâte d’apprendre à écrire.  Et mes parents ne sont pas uniques en leur genre, ils ont simplement fait comme des milliers et des milliers de parents du Québec ont fait avant eux et feront après eux. 

De plus, on prêche souvent par l’exemple sans trop y penser.  Êtes-vous fiers du français que vous employez?  Avez-vous le souci de bien écrire ou est-ce seule
ment à l’école qu’il est nécessaire de bien le faire?  L’école serait le seul endroit où il faut bien écrire et pour le reste, ça n’aurait aucune espèce d’importance?  Est-ce le message que l’on envoie à nos jeunes? Est-ce que je me dois d’écrire dans un français correct uniquement à l’école?  Et qu’ailleurs, je n’ai plus à me soucier de rien?  Pensez-y.  Pensez-y bien!  Quel exemple donnons-nous à nos jeunes?  Sommes-nous assez fiers de notre langue pour que chacun d’entre nous se préoccupe de sa propre façon de l’employer?  Quand nous aurons répondu "oui" à cette question, nous aurons réglé le problème.

Quand on se soucie de la qualité d’une chose, c’est qu’on veut en être fier? Non?

Bonne semaine de relâche

Je vous souhaite à tous une très bonne semaine de relâche.

Voici quelques sites qui proposent une multitude d’activités pour vous amuser et passer d’agréables journées.

– Une semaine de relâche pour grands et petits

– 20 idées pour s’amuser

– 50 activités pour la semaine de relâche

– Festival International du Film pour Enfants de Montréal

Une activité de recherche sur Internet

Hier, nous avons vécu une belle activité de recherche sur Internet.  Nous nous sommes posés des questions sur le fruit que nous avons utilisé pour faire nos carrés aux dattes.  Et j’en ai profité en même temps pour nous faire découvrir l’importance d’avoir une bonne alimentation.

Premièrement, je fais une petite recherche sur Internet, histoire de vérifier si le contenu que nous allons découvrir est adéquat et s’il est possible de trouver des informations intéressantes.  J’ai déjà expliqué comment chercher sur Internet.  Je vous conseille de lire le billet suivant sur la navigation sur Internet et cet autre billet sur les stratégies à connaître pour bien utiliser Google. 

Comme vous pouvez le voir dans l’image ci-dessous, j’ai ouvert cinq onglets dans mon navigateur.  Le premier onglet est la page de la nouvelle note sur le carnet de classe.  Les quatre autres onglets sont mes recherches et mes découvertes: recherche sur Google, site sur les dattes, des renseignements sur Wikipédia et un site sur le Sahara.  J’ai utilisé ces sites pour les suggérer avec mes mots-clés.

recherche3

Je publie un plan de la leçon sur le carnet de classe, en voici un exemple. Une fois là-bas (sur le carnet de classe), vous pouvez consulter d’autres leçons en cliquant sur "sujets à explorer" dans les catégories à droite.

Quand j’arrive au laboratoire avec les enfants, je leur demande d’aller sur notre carnet de classe.  Je consulte le billet sur la leçon avec eux et je les laisse explorer les liens que j’ai proposés dans les mots-clés.

Vous allez me dire que ça paraît bien beau mais que tout cela demande du temps.  En fait, ça ne m’a pas demandé autant de temps que vous vous l’imaginez.  Pour vous dire la vérité, j’ai préparé cette leçon pendant que mes élèves étaient en arts plastiques, juste avant notre période au labo.  En 45 minutes, tout était prêt.   Avoir accès à un blog m’a facilité la tâche.  En quelques minutes, mon billet était en ligne tel que vous pouvez le voir.  Si vous devez publier une page sur le site web de votre école, vous devrez prévoir un délai entre la préparation du billet et la publication sur le site.  Encore plus, si vous devez passer par l’enseignant-ressource qui s’occupe du site web.  Si vous pouvez utiliser le logiciel "Contribute", le travail est vraiment simplifié.  Chaque enseignant d’une école devrait pouvoir accéder à une page du site web de son école à l’aide de Contribute.  Mais ceci est le sujet d’un autre billet.

Malheureusement, tout n’est pas rose.  Je ne peux pas encore publier sur le Carnet de classe à partir du laboratoire.  Je dois faire une réquisition pour qu’on installe le navigateur dont j’ai besoin pour publier.  Alors, je ne peux pas sauvegarder les découvertes des enfants. 

Mais.  Tout n’est pas perdu!  En informatique, il existe toujours une solution tout près.  Il s’agit d’y penser.  Pour compiler les données ou les renseignements que les enfants vont trouver, j’ai trouvé un truc.  J’ai créé une page sur le site Writeboard (en anglais).  J’ai enregistré le signet dans Safari et je l’ai appelé "tableau".  J’ai expliqué aux enfants que c’était comme notre tableau dans la classe.  Ils vont écrire ce qu’ils ont trouvé.  La beauté de cette solution, c’est que j’ai accès partout à notre tableau en autant que je puisse aller sur Internet et que je connaisse le mot de passe. Nous avons donc commencé à écrire ce que nous avons découvert sur les dattes et les dattiers.  Vous verrez bientôt le fruit de nos recherches.

Page 52 of 100

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén