L’éducation aux médias

Auteur : Sylvain Page 85 of 100

Traitement de texte: notions de base

Aujourd’hui, nous avons fait notre première activité en informatique.  Les enfants étaient placés en équipe de deux ou trois:  un élève débutant avec un élève expert.  Les élèves experts ont déjà fait cette activité l’an passé.

Le but:  se fabriquer une pancarte pour identifier son pupitre.

Le pré-requis:  faire une recherche sur Internet 

À partir d’un modèle que j’ai créé, les enfants écrivent leur prénom et collent une ou deux images qu’ils ont cherchées sur Internet.  Ils doivent choisir des images qui correspondent à un animal, une émission ou un personnage préférés.  Ensuite, ils sélectionnent la police qu’ils aiment le plus.

Je fais d’abord une démonstration de chaque étape du travail en expliquant lentement ce qu’il faut faire.  Je refais une autre fois un peu plus rapidement.  Je demande à un élève de me dire quoi faire et je refais encore toutes les étapes.  C’et ensuite au tour d’un autre élève de redire dans ses mots ce qu’il faut faire.  Je ne fais rien à l’écran, on écoute simplement les consignes.  Si je sens que le travail est bien compris, je laisse les enfants commencer.  Par contre, si j’ai l’impression que certaines étapes sont mal comprises, je demande alors à un enfant de faire la démonstration à l’ordinateur.

Cette activité me permet de faire un survol de quelques notions de base nécessaires à la bonne utilisation d’un traitement de texte.

  1. Utilisation du clavier
  2. Changer le type de caractères (police)
  3. Grossir les caractères  (corps)
  4. Copier une image
  5. Coller une image dans une page

J’ai été très content de voir que mes élèves experts se souvenaient assez bien de toutes ces notions.  Pour les autres, j’ai vu certaines lacunes que nous aurons le temps de corriger avant la mise en ligne de notre carnet de classe.

Ces lacunes sont:

  1. pauvre connaissance du clavier (recherche pénible des lettres)
  2. difficulté à effacer une lettre
  3. difficulté à glisser un objet sur une page (maîtrise de la souris)
  4. incapacité à faire les majuscules
  5. incapable de copier ou de coller

Mais je sais que les enfants apprennent rapidement ces quelques notions.  La semaine prochaine, nous ferons une autre activité du même genre pour les approfondir.  Nous allons nous fabriquer des étiquettes pour les responsabilités et plus tard, un fouineur personnalisé pour la bibliothèque.

Réflexions au début d’un nouveau projet

Aujourd’hui, j’ai rencontré M. Philippe Martin.  C’est lui qui sera mon guide tout au long du projet de carnet de classe.  Ça me faisait tout drôle de le voir à ma nouvelle école.  J’étais habitué de le rencontrer à Jean-Jacques-Olier.  L’an passé à la même date, c’était le début de ma formation sur Contribute pour mettre le nouveau site web de JJO à jour.  Tout ceci faisait partie d’une stratégie pour moderniser l’école, la faire entrer dans le 21e siècle et arrêter la diminution de la clientèle.  Certains parents étaient aussi très impliqués dans différentes sphères d’activités et nous travaillions tous vers un même but pour sauver notre école (empêcher sa fermeture).  Je trouve que ce but commun nous transportait et nous unissait.  Et quelle satisfaction de voir que le nombre d’inscriptions avait effectivement augmenté!

Désormais, les choses sont différentes.  Mon projet ne fait malheureusement plus partie de ce tout, de ce but commun.  Et c’est ce qui me manque cette année.  Le défi n’est pas le même. 

Maintenant que je l’ai dit, je vais pouvoir continuer. Disons que c’est un soulagement d’en parler.

Ceci étant dit, je suis très fier d’avoir la chance de participer à ce projet de carnet de classe.  Je trouve que c’est toute une opportunité dans ma carrière.  J’espère, bien sûr, en tirer le maximum et réaliser ce projet avec brio!  Et je souhaite aussi qu’il vous serve à vous, mes collègues, pour que vous puissiez y trouver des idées à utiliser avec votre classe.

Je suis donc en phase préparatoire du projet.  Je réfléchis aux projets à choisir, aux rubriques à organiser, à la disposition des carnets des élèves pour qu’ils soient faciles à comprendre et à consulter. Il faut que je trouve aussi une façon de bien faire comprendre aux enfants ce qu’est un cybercarnet ou blogue.  J’ai beaucoup de choses à penser. 

J’ai également certaines craintes.  Mes élèves de cette année n’ont pas le même niveau académique que ceux de l’an passé.  Ils sont aussi plus jeunes et n’ont donc pas la même maturité.  Seront-ils capables de suivre?  Seront-ils capables de s’intégrer assez à la nouvelle école pour réaliser des projets avec d’autres classes?  Auront-ils le goût d’investir? etc. etc…  Que de craintes!  Que de variables inconnues!

J’ai le cerveau qui bouillonne d’idées de toutes sortes.  J’ai bien hâte de voir ce que tout cela va donner…  C’est ce que nous verrons!  😉

Certains jours sont plus difficiles que d’autres

J’ai la grippe! AtchOOOOOUMM! ;-(

Cette simple affirmation vous permettra de comprendre pourquoi ma journée m’a paru si longue.  Tout ce qui est arrivé aujourd’hui me semblait plus effrayant, plus décourageant, plus déprimant qu’à l’habitude.

– Plus effrayant:  J’avais l’impression qu’il y avait plus de bruit dans la classe.  Les enfants parlaient fort et paraissaient impatients!  Leurs pas dans les escaliers pesaient une tonne. 

– Plus décourageant:  Il y a eu un conflit entre deux élèves.  Mon "élève qui s’oppose" était enragé: il n’arrivait pas à se calmer.  Il s’est battu avec un autre enfant et il s’est sauvé après le dîner.  Je me demande bien ce que je vais faire avec lui.

– Plus déprimant:  Le niveau d’attention était au minimum et j’ai dû répéter les mêmes consignes plusieurs fois tout au long de la journée.  Je suis arrivé en retard à l’autobus avec mes élèves.  Ils n’en finissaient plus d’écrire leurs leçons et de faire leur sac.  Tout semblait compliqué.

Atchooumm!

C’est incroyable de voir comment une journée comme celle-ci peut nous miner le moral.  J’étais complètement épuisé et découragé tout à l’heure.  Est-ce que mon année va se dérouler comme ça jusqu’en juin?  Est-ce que les enfants vont être assez attentifs pour participer au projet de blogue?  Est-ce que je vais passer mon année à régler des conflits?  J’ai même eu très peur en imaginant que le projet de blogue serait un échec…  C’est vous dire dans quel état d’esprit je me trouvais.

Puis, je me suis dit que je n’avais pas à laisser les sept heures que j’ai passées à l’école gâcher les dix-sept autres.  Je me suis alors installé devant mon ordi pour vous écrire.  Et, j’ai repensé au support que j’ai reçu de la directrice de mon école tout au long de la journée.  Elle m’a aidé à chaque fois que j’en ai eu besoin.  Je n’étais donc pas seul avec mon problème.

Ensuite, j’ai repensé au 11 septembre 2001… 

Je me rappelle que je commençais une nouvelle classe dans une nouvelle école.  J’arrivais tout juste à Jean-Jacques-Olier.  Changer de milieu de travail peut occasionner tellement de stress!  Je me suis souvenu des enfants qui étaient dans ma classe à cette époque et je me suis rendu compte que certains étaient plus en difficultés que ceux d’aujourd’hui, qu’ils étaient même vraiment en grande détresse.  Les essais, les doutes, les tentatives, les heures à chercher un moyen, tout m’est revenu en tête.  Puis, je me suis souvenu que j’avais finalement réussi à établir un climat favorable pour l’apprentissage.  Mes élèves travaillaient très bien et j’étais fier d’eux.  Donc, si j’y suis arrivé avant, je peux encore y arriver aujourd’hui.  Cette pensée m’a soulagé d’un grand poids sur mes épaules.  Je me suis mis à trouver des idées et des moyens à essayer pour reprendre la situation en main.  Maintenant que c’est réglé, je n’y pense plus jusqu’à demain matin.  Le stress sera là demain.  Je n’ai pas à l’entretenir jusqu’au lendemain!

Le 11 septembre m’a également fait pensé à la résilience.  C’est cette capacité à surmonter un stress et à retomber sur ses pieds.  J’ai lu un peu sur le sujet et je me suis fait ma propre idée là-dessus.  Au fond, c’est une façon de percevoir les choses et les événements.  Vivre le stress pendant qu’il a lieu (dans le moment présent) sans se laisser habiter par lui, sans l’amener à la maison, sans le laisser régner sur nos pensées ou nos actions.  Et pour cela, il faut savoir se parler à soi-même. 

Et puis, je me rends compte que ce blog me permet d’évacuer certaines tensions ou frustrations.  Une autre porte par où le stress peut s’en aller. 😉

Et maintenant, que tout ceci est dit.  Je me sens beaucoup mieux! Je vais pouvoir vaquer à mes autres occupations de la journée.

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