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Éducation-coup-de-fil

Une ressource pour les parents qui se posent des questions sur l’éducation de leur(s) enfant(s).

Éducation-coup-de-fil a été fondé en janvier 1983 par Mme Madeleine Grenier Laperrière, travailleuse sociale, dans le but de répondre à certains besoins auprès des familles qu’elle suivait.  Son aide offerte de nature préventive et tout à fait anonyme utilisait un outil universel et très accessible :  le téléphone.

Les objectifs de l’organisme sont:

  1. Prévenir les difficultés de communication entre les enfants et les parents tout en développant des habiletés parentales
  2. Offrir un support aux relations familiales
  3. Constituer un lieu d’échange, de ressources et de formation au service de la famille

Vous rencontrez certaines difficultés mais hésitez quand à la pertinence de faire un appel?  Alors, consultez le site web pour savoir pourquoi appeler.  Sur cette page, on vous donne des exemples de demande et on vous explique le genre de difficultés auxquelles on répond.  Les intervenants ont tous une expertise en intervention auprès de la famille.  Ce sont des travailleurs sociaux, des orthopédagogues, des psychologues et des psychoéducateurs diplômés qui ont plusieurs années d’expérience.  Vous trouverez aussi sur le site web une banque d’articles très utiles qui cernent bien plusieurs situations problématiques.  Des albums sont disponibles pour les enfants selon deux thèmes:  la séparation et la rivalité entre frères et soeurs.

À ne pas manquer :

L’atelier pour les parents séparés qui aura lieu le 5 avril.  Il est offert pour répondre aux différents questionnements et proposer des moyens pratiques pour aider les enfants à vivre ce genre de situations complexes.

Vous pouvez même retrouver Éducation-coup-de-fil sur Facebook en suivant le lien ci-dessous:

Ce n’est pas parce qu’on ne sait plus quoi faire, qu’il n’y a vraiment plus aucune solution.  Des gens extérieurs au problème peuvent arriver avec des idées nouvelles que nous n’aurions pas considérées autrement.

En plus, il n’y a certainement aucune honte à demander de l’aide.  Au contraire, cela montre une bonne force de caractère.  Si vous en ressentez le besoin, appelez Éducation-coup-de-fil au 1-866-329-4223.  Vous trouverez une oreille attentive pour répondre à vos questions.

En attendant, nous pourrons toujours prier pour ces jeunes qui abandonnent l’école au profit.  Et si cela ne fonctionne pas, nous aurons une bonne raison de croire qu’il n’y a réellement rien à faire…
Quand on est né pour un petit pain, on va à l’école le ventre vide

Un commentaire sur Relief me fait réfléchir

   J’ai réagi par un court commentaire à un billet [La réforme a plus de 90 ans] sur Relief, le blog de M. Guité.  Je me suis mis à lire plus à fond en fouinant dans les signets que M. Guité propose dans son billet.  Ça m’a vraiment fait réfléchir sur ma pratique, sur ce que je fais avec mes élèves.  Si bien que plusieurs questions ont surgi sans attendre.

 Qu’est-ce que je veux leur apprendre vraiment?  Pas ce que le gouvernement me dit d’enseigner mais bien ce que je sens (comme citoyen et enseignant) qu’il est de mon devoir de leur apprendre. 

 Quels sont les valeurs que je prévilégie?  Quels sont les actions que je désire leur enseigner?  Quels talents sont plus importants à développer?  

 Suis-je assez intéressant pour qu’ils aient le gout de me suivre dans mes démarches d’apprentissage?  Est-ce que le temps est agréable en ma compagnie ou bien est-ce que je les ennuie à mort?

 Quand on sait que l’on apprend rien de quelqu’un qui nous indiffère ou que l’on déteste, ces questions ne sont pas à prendre à la légère. 

 

Mais laissons un peu cela pour voir mon commentaire qui dit à peu près ceci:

"Mais sérieusement, qu’est-ce qui empêche les enseignants du Québec de fonctionner d’une façon plus "progressive" dans leur classe?  La formation qu’ils ont reçue? Leur passé sur les bancs d’école?  Les pressions externes de la population?  Les bulletins à remplir avec des pourcentages?  Les plans d’intervention adaptés?"
 

   Après l’avoir écrit, je sentais le besoin de m’expliquer un peu plus.  C’est la raison de ce billet.  Voyez-vous, je suis à la recherche de mon chemin depuis deux semaines.  Je me demande pourquoi je blogue et pourquoi je fais bloguer mes élèves.  Je ne sais pas à quoi tout cela peut servir, où cela va me mener dans ma carrière.  Je ne sais pas si je mène les enfants sur le bon chemin.  Est-ce que c’est sur cette route qu’ils apprendront à utiliser les outils les plus adéquats pour leur vie d’adulte?  Je cherche le quoi, le comment et le pourquoi.  Et les réponses ne viennent ni du MELS, ni des commissaires, ou de mes collègues.  L’avenir me le dira-t-il?

 

   Et c’est bien ce que je me demande…  pourquoi tout cela semble avoir dérapé.  Dans les années 90, l’informatique s’implantait en grand.  Il y avait des enseignants-ressources, les APO qui signifient: Application Pédagogique de l’Ordinateur et qui représentent une banque d’exercices en lecture, en écriture et en mathématique.  J’ai reçu des formations pour utiliser les APO.  On avait même des rencontres pour discuter de l’utilisation pédagogique d’Internet qui pointait son nez dans les écoles vers 1996.   Les enseignants et les élèves étaient formés à utiliser cet outil d’une façon pédagogique.  Qu’est-il advenu de mes élèves de 5e année qui avaient participé au Village prologue?  Ont-ils eu la chance de poursuivre leur formation en TIC?

 

   Comment se fait-il que 15 ou 16 ans plus tard, on se demande encore si on devrait enseigner avec l’ordinateur?  Aurions-nous fait du "surplace" pendant toutes ces années?  Que reste-t-il de cette expertise qui était en plein développement?  Tous ces gens formés auraient dû logiquement poursuivre dans la même lignée et s’améliorer.  Ai-je vécu dans un monde parallèle?

 

Réflexion avant l’entrevue

J’ai commencé à préparer mon entrevue pour le magazine Vie pédagogique.  Je suis donc en train de réfléchir au projet qu’est le carnet de classe.ca .  Je repense à la rédaction du projet pour obtenir une subvention du MELS.  Je revois ensuite les premiers jours, les débuts pas toujours faciles, les hésitations et le questionnement soulevés par l’outil et l’utilisation que je pouvais ou surtout devais en faire.   Que dois-je poster?  Doit-on tout diffuser ou se limiter à certains types de travail?  Pas de réponse sûre, ni de facile.

Je me suis mis à réfléchir sur l’élaboration d’un blog scolaire comme le carnet de classe en m’inspirant des travaux du Dr. Helen Barrett. J’ai trouvé alors beaucoup de réponses à mes questions.  Cette dame a vraiment étudié le sujet en profondeur.  Il n’y aucun détail qui lui échappe.  Elle connait bien les technologies de la communication.  Elle améne des pistes d’utilisation qu’elle a testées.

Ensuite, je me suis rendu compte que j’avançais sur une route "bien mal pavée". Les ressources étaient insuffisantes.  Les gens du milieu avaient peu d’intérêt et ne voyaient pas nécessairement le projet d’un bon oeil.  Il y avait aussi les détracteurs.  Ceux qui sont contre l’apprentissage d’un tel média par des enfants.  Ceux qui ne croient pas qu’on puisse apprendre quoique ce soit avec cet outil.   Et je me revois là, un peu démotivé, me demandant si je devais vraiment m’infliger tout ce travail après presque deux décennies dans l’enseignement.

Finalement, mai 2007 est arrivé avec le projet des escargots et les échanges que nous avons entretenus avec une école en France.  J’étais aussi emballé que les enfants.  Nous avons appris beaucoup de choses ce mois-là.  J’étais tellement fier de mes élèves.  Et du coup, nous avons tous découvert le plaisir de converser et d’échanger des explications, des questions, des images et des vidéos. 

À mon sens, il serait pensable de vivre de tels projets dès le début de l’année si l’enseignement était orienté en ce sens.  Les situations d’apprentissage seraient construites en fonction de dialoguer avec des élèves qui sont dans d’autres écoles. Par exemple: une équipe d’élèves de St-Ambroise monte un projet pour enseigner à des confrères de différentes écoles comment faire du vermicompostage. À l’aide de textes, de photos, de vidéos, ils guident les autres enfants dans une démarche qui les amène à faire du vermicompostage.  Les questions provenant des autres écoles permettent de clarifier le contenu des leçons montées par les enfants.  Un retour avec l’enseignant de St-Ambroise permet de juger des leçons qui contiennent des informations claires et concises.  Les élèves seraient aussi appelés à corriger celles qui ne transmettent pas l’information d’une façon satisfaisante.  Ce serait pour moi un rêve de vivre de tels projets avec une classe. 

Pourtant, dans le contexte actuel, j’ai l’impression de nager en pleine utopie.

N’empêche que les enfants ne sont pas les seuls à avoir appris quelque chose avec le carnet de classe.  Plus je pense au projet et plus je m’aperçois des apprentissages que j’ai faits.  Mais ceci est une autre histoire…