TNI, outil pédagogique

Abordons maintenant le TNI du côté de ses fonctions puisque c’est bien d’un « outil » dont il est question. Sans entrer dans les détails de son fonctionnement, il est possible de considérer les tâches qu’il me permettra d’accomplir. Je garde en tête que mon point de vue risque de changer avec le temps car mes connaissances actuelles sont un peu limitées. Je sais que je ne connais pas encore toutes les fonctions possibles.

Malgré cela et avant d’utiliser un outil pédagogique, j’aime bien faire une réflexion sur son utilisation probable. Je dois réfléchir à la portée de cet outil pour garder en tête ce qu’il est en mesure de faire et ce qui dépasse ses fonctions. Car, il ne faut pas se leurrer : un TNI, c’est d’abord un outil technologique, mais grâce à l’utilisation que j’en ferai, il pourra devenir un outil pédagogique.

Cette réflexion n’est pas à prendre à la légère même si je vois quelques sceptiques parmi certains d’entre vous. Savoir à quoi sert un outil est une connaissance de base avant d’arriver à l’utiliser à son plein potentiel. Tout ce que je suis en train d’écrire ici peut sembler trop évident. Pourtant, combien de fois, ai-je vu des personnes mettre de côté un outil technologique sous prétexte que ça ne servait pas à grand chose? Que c’était un gadget pour distraire les enfants? Que ça ne sert qu’à fixer l’attention des élèves? Que c’est trop compliqué pour rien… Que ça donne peu de résultats en bout de ligne?

Je comprends qu’en Éducation, l’outil se confond souvent avec les connaissances, le manuel avec la matière, la feuille avec la tâche. On oublie que ce n’est pas le manuel qui transmet la connaissance, mais bien l’enseignant  (grâce au modelage, à la rétroaction, à l’objectivation de la stratégie, au lien maître-élève signifiant, etc.) et que sa façon d’utiliser le manuel aura une forte incidence sur l’apprentissage des élèves. Un manuel seul n’aura jamais toute cette portée. Il n’est que l’outil. Tout comme un marteau ne construit pas une maison.

Cette méprise est compréhensible, surtout avec le discours actuel qui fait de l’enseignant un simple accompagnateur de l’élève. Alors qu’enseigner est en fait beaucoup plus complexe.

Mais revenons donc aux fonctions du TNI :

  1. projeter l’écran de mon ordinateur pour le présenter en grand devant tous les élèves
  2. écrire à main levée comme sur un tableau régulier
  3. montrer une page ou une feuille en PDF
  4. surligner du texte ou ajouter du texte sur un document PDF
  5. démontrer l’utilisation d’une application
  6. manipuler du texte ou des images à l’aide des mains (comme pour faire les manipulations syntaxiques)
  7. démontrer des stratégies de lecture à l’aide d’un texte en PDF
  8. manipuler des formes et des images en géométrie
  9. démontrer l’usage d’un rapporteur d’angle
  10. faire travailler les élèves (en sous-groupe) sur la même feuille en PDF

C’est ce que je visualise pour le moment en tenant compte de mes connaissances limitées. Au fil des semaines, je suis certain que cette liste s’allongera ou sera mieux définie. Cependant, je vois déjà l’immense potentiel de l’outil en autant que j’en fasse une utilisation bien déterminée et orientée vers les apprentissages. Mon but ou mon défi est également de le faire utiliser aux enfants le plus souvent possible.

 

 

 

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Il est arrivé!

Ça y est! Mon tableau interactif est arrivé!
Untitled

 

Je suis en train de découvrir le fonctionnement de cet outil fabuleux. Je vois que la tâche est double, en ce sens, qu’il faut d’abord se familiariser avec l’interface, c’est-à-dire la façon d’utiliser le tableau : les boutons, les crayons et la modulation de nos mouvements. Deuxièmement, il faut comprendre le fonctionnement de Notebook, l’application qui permet d’utiliser plusieurs fonctions du tableau et de créer des activités éducatives.

La deuxième tâche sera vraiment la plus complexe à mon avis puisqu’il s’agit de s’approprier de l’environnement « Notebook » (si je peux l’appeler ainsi). Premièrement, il faudra apprendre à s’organiser dans la galerie pour retrouver rapidement ce que nous avons besoin. Par la suite, il s’agira de choisir ce qui doit se trouver dans le dossier « mon contenu » pour mieux conserver nos documents et nos activités. Il sera également nécessaire de se familiariser avec le fonctionnement d’une application vectorielle. J’expliquerai ce que cela représente dans un prochain billet.

Voilà! C’est tout pour le moment! Je suis tellement emballé par cet outil que je crains de me transformer en ermite pour les prochaines semaines.

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Adaptation et modification

En ce moment, je suis en plein questionnement par rapport à l’adaptation de l’enseignement et la modification des apprentissages. En fait, l’adaptation ne me cause pas tant de problème. Je comprends le bien fondé de ce principe qui est, selon moi, la base de l’enseignement : pour rejoindre un apprenant quel qu’il soit, l’enseignant se doit d’employer les moyens nécessaires à la transmission du savoir en gardant en tête que la fin justifie les moyens. Ainsi, des moyens variés permettent au plus grand nombre d’apprenants d’acquérir le savoir.

En tant qu’orthopédagogue, mon défi quotidien est justement de trouver l’approche qui va permettre à un enfant d’apprendre une notion et de maîtriser une compétence.

Cependant, la modification me semble être une toute autre affaire! …

Depuis que j’ai commencé à écrire ce billet la semaine dernière, je n’arrive pas à mettre en mots ce que je veux dire. J’ai aussi de la difficulté à bien comprendre l’application de « cette mesure » (si je peux l’appeler ainsi) pour arriver à l’expliquer en d’autres termes.

Je vais donc soulever quelques questions qui me préoccupent puisqu’elles sont rattachées à une situation bien concrète que je vis en ce moment dans mon milieu de travail.

Dans le guide de gestion de la sanction des études et des épreuves ministérielles : Édition 2012, il est mentionné  au chapitre 5 que dans la situation où les attentes du programme sont hors de portée pour un élève, « il peut être judicieux de modifier en cours d’apprentissage le niveau des attentes afin de favoriser la progression de l’élève dans ses apprentissages ».

Or, dans quelle mesure dont-on modifier ce qui est enseigné à l’élève puisqu’il semble inadéquat de revoir des notions qui proviennent d’un niveau académique antérieur à celui où se trouve l’élève en ce moment?

Toujours dans le même guide, il est écrit que « dans le contexte d’une épreuve obligatoire, on doit soumettre l’élève à l’épreuve dans son intégralité. Si après avoir mis en place des mesures d’adaptation […], l’élève est incapable de comprendre ce qui est attendu de lui, des modifications peuvent être apportées à l’épreuve plutôt que de soustraire l’élève de l’épreuve tout simplement ».

Alors, comment peut-on appliquer cette façon de fonctionner avec un enfant? Doit-on lui faire passer l’épreuve avec certaines adaptations d’abord? Puis quand on s’aperçoit que cela ne fonctionne pas et que l’enfant est en train d’échouer son examen, doit-on ensuite reprendre l’épreuve avec l’élève en la modifiant cette fois-ci?

Même si la réponse évidente semble être « oui », en pratique, ce n’est pas si facile que cela. Premièrement, jusqu’à quel point peut-on modifier une épreuve? Doit-on intervenir jusqu’à ce que l’élève réussisse son examen? Doit-on lui laisser une marge d’erreur en limitant nos interventions? Et de quelle façon? Il faut également garder en tête qu’on ne peut pas improviser des adaptations sur le moment puisque celles-ci doivent être notées au plan d’intervention de l’élève. Ce dernier doit aussi avoir une certaine maîtrise des adaptations utilisées (par exemple : WordQ).

Deuxièmement, quelle sera la note dans le bulletin de l’élève? Celle qui provient du jugement professionnel de l’enseignant(e) et qui tient compte des modifications apportées pendant l’évaluation? Doit-on mettre l’élève en échec pour montrer son niveau réel de compétence par rapport aux attentes de son niveau? Ou doit-on plutôt mettre une note qui évalue son niveau de réussite selon l’endroit où il se situe réellement dans sa progression des apprentissages? Et cela dans le but de préserver son estime de lui-même?

Par la suite, quelle est la valeur d’un tel bulletin? Comment se compare-t-il à celui des autres élèves de la classe? Il me semble que le bulletin perd sa raison d’être puisqu’il ne permet plus d’établir un portrait de l’élève.

Tant de questions! Et si peu de réponses! Voilà où j’en suis dans mes réflexions.

Si quelqu’un peut m’éclairer dans cette situation, il me fera plaisir de lire votre commentaire.

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Les mots nous blessent tous…

À la lueur de tout ce qui se passe sur les réseaux sociaux ces derniers mois, je me permets d’annoncer que nous échouons lamentablement en formation sur les médias. Par contre, je sais que les chances que l’enseignement de l’utilisation des médias prenne plus d’importance sont bien minces, surtout en ces temps de contraintes budgétaires. Pourtant, si une modification au programme d’enseignement était essentielle, ce serait réellement celle-là : apprendre aux enfants et aux adolescents à utiliser les médias de l’information. En faire une matière au même titre que l’éthique et la culture religieuse (ECR).

Une problématique importante semble s’imposer d’elle-même. Alors qu’il est possible de se rapprocher des gens qui sont éloignés de nous, ce rapprochement même nous éloigne de ceux qui sont près physiquement. Regardez dans un restaurant, sur une terrasse, dans une réunion de famille : les gens communiquent sur leur cellulaire avec une personne éloignée au lieu de discuter avec la personne qui les accompagnent.

Les réseaux sociaux « permettraient » de rapprocher des gens qui n’auraient jamais pu entrer en contact autrement, de les regrouper par affinités ou convictions, de provoquer des échanges positifs pour amener une croissance personnelle. En bref, les technologies de l’information devraient favoriser d’une manière exponentielle la socialisation, l’apprentissage de la vie en société. Hélas! Cela semble tout le contraire. Il s’en faut de peu ces derniers temps pour ne pas oublier que nul n’est une île et que l’être humain a besoin de ses semblables pour survivre et exister.

Ma conclusion aura l’air apocalyptique mais je crains que les réseaux sociaux au lieu de nos rapprocher comme on le pensait dans les années 1990, sont en train de nous diviser. Et il est plus que facile de se laisser prendre au jeu.  Quand on lit les nombreux commentaires rattachés à certaines nouvelles sur des blogues ou des journaux, c’est presque irrésistible d’écrire la phrase, la ligne qui va faire taire tout le monde, qui va écraser ceux qui ne sont pas d’accord, éliminer ceux qui voulaient penser différemment. Ces échanges n’ont rien de rassembleurs, mais ils attisent le mépris et l’insatisfaction tout en provoquant la crainte et la méfiance.

Nos connaissances des médias sont minces.

À preuve, lorsque nous discutons sur les réseaux sociaux, nous avons la fausse impression de parler avec notre beau-frère ou quelques amis autour d’une table. Pourtant, il n’en est rien. Imaginez plutôt que vous parlez dans un auditorium ou le centre Bell rempli à craquer. Ainsi la portée de vos paroles n’est pas du tout la même.

On voit aussi que les gens ont peu de ressources quand ils sont confrontés à des opinions qui divergent, d’où l’escalade immanquable de méchancetés et de « mots qui blessent ». Dans notre auditorium, c’est l’équivalent de passer aux coups de poings ou aux armes.

Il semble d’ailleurs que l’être humain est peu habile à discuter en grand groupe. Il est très difficile de prendre le point de vue d’un participant pour y répondre avec des arguments réfléchis. La colère s’installe rapidement et les gens plus forts physiquement imposent leurs opinions en intimidant ou en agressant. Une dynamique de groupe du genre de la meute de loups s’organise. Pensez aux assemblées syndicales, assemblées de vote,  et autres assemblées de toutes sortes. On s’y perd en conjectures ou on impose « sa » loi.

Sans compter ces autres individus qui voient les discussions en groupe comme une partie de cartes où leur jeu est frimé. L’anonymat les dessert bien. Avec des énoncés antisociaux, ils divisent les gens et attisent la haine ce qui amène l’intolérance.

L’éducation serait une bonne issue pour se sortir de cette « impasse ».

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Les mots blessent …

Tweet du docteur Price-Mitchell

Message à considérer quand nous parlons d’éducation aux médias avec les adolescents et les enfants et que je me permettrais de traduire par :

« Les mots que tu utilises deviennent les sentiments qui t’habitent. »

 

En lien avec ce sujet, je vous propose de visiter « Les mots blessent » : cette page fait partie du site du gouvernement du Canada « Non à la cyberintimidation« .

L’éducation aux médias est un sujet dont j’ai parlé quelquefois dans le passé en soulignant toujours l’importance de former les jeunes pour qu’ils utilisent les médias d’une façon responsable.

Je me permets de citer plus bas un billet que j’ai écrit ici même sur ce blogue en 2009. En y regardant bien, je me rends compte que peu de choses ont changé et j’irais même jusqu’à dire que les choses ont empiré au niveau des médias sociaux.

Une conclusion rapide que je me permets de mentionner :

Par le passé (la décennie 2000), nous avons enseigné aux enfants à protéger leur identité sur Internet en utilisant un pseudonyme. Je constate que 10 ans plus tard, ce même pseudonyme qui permet de protéger l’identité offre surtout le pouvoir de discriminer sans être reconnu, de démolir sans être redevable, d’oser les pires méchancetés sans avoir à se dévoiler… C’est la liberté d’expression anonyme où il est permis de tout dire sans avoir rien à assumer.

—  —  —  —  —  —  —  —  —  —

Voici donc l’extrait de mon billet :

L’éducation aux médias, c’est quoi?

C’est ne pas être démuni face aux messages que l’on reçoit par les médias, c’est-à-dire: la radio, la télé, les journaux, Internet, les sites web, etc. Les médias sont partout et ils nous disent constamment comment être, comment agir, quoi penser, quoi porter, ce qu’il faut manger, ce qu’il ne faut pas manger, quoi dire, comment se sentir, etc.  Les messages sont nombreux et l’on peut s’y perdre.  Alors, une personne qui sait comment réagir aux médias est capable de:

 – filtrer les messages qu’elle reçoit (les bons, les positifs, les négatifs, côté humain, côté inhumain)

 – comprendre l’influence que les médias exercent sur sa vie

 – garder le contrôle sur ses émotions et sa liberté de jugement

 – décider ce qui est bon pour elle sans être soumis à une influence

Aussi, cette personne n’est pas démunie puisqu’elle est capable d’utiliser les médias pour communiquer adéquatement avec son entourage ou son réseau social.  Elle évite les pièges de la publicité.  Elle fait un usage civilisé des courriels, des messages textes,  des « environnements sociaux sur le web » et elle respecte les droits d’auteur.  Elle reconnaît la propriété intellectuelle et y fait attention.  Elle sait protéger la vie privée des gens qui l’entourent ainsi que la sienne.

Comme vous pouvez le constater, toutes ces qualités sont de plus en plus importantes à maîtriser dans notre monde moderne.  Je crois que vous serez d’accord avec moi si je vous dis qu’il est important que vos enfants ne deviennent pas des « pions » dans le monde des médias mais plutôt des adultes responsables et avertis qui savent comment composer avec ces nombreux outils.  De là, l’importance d’enseigner l’utilisation des médias à l’école pour en comprendre tous les rouages.

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