Comment j’ai fait mon horaire cette année

Au début du mois de septembre, j’ai beaucoup réfléchi à une nouvelle façon d’organiser mon horaire pour offrir plus de périodes à certains élèves qui en ont le plus besoin. À vrai dire, j’avais déjà commencé à y penser en juin. Cette idée a germé tranquillement dans ma tête grâce à mes deux années de formation sur le référentiel en écriture [pour consulter ce document en PDF]. Je voulais essayer d’implanter davantage la RAI (Réponse À l’Intervention) dans ma pratique. Mon hypothèse est que cela me permettrait de répondre d’une manière plus efficace aux besoins des élèves à risque et en difficultés.

Voici donc ce que je me disais.

Premièrement, je voulais fonctionner par blocs de huit semaines environ, tel que recommandé par cette approche. En procédant de cette façon, je pense qu’il est possible de s’ajuster rapidement pour répondre à un besoin qui ne cadre pas dans mon horaire.

Deuxièmement, j’avais l’intention de faire du plan d’intervention mon outil de travail. Pour ce faire, il devrait alors contenir les interventions que je compte faire durant le premier bloc pour aider l’élève dans ses apprentissages. Il doit aussi être possible de le modifier avant de début un nouveau bloc d’interventions advenant le cas où il faut ajouter des moyens ou en retirer. Il faut également pouvoir inscrire un nouvel objectif lorsque celui qui était travaillé est atteint. Tout cela sans avoir à attendre la mi-année pour le faire. Je me suis dit que les blocs d’intervention seraient une bonne façon d’effectuer davantage de changements dans un délai plus rapproché.

Troisièmement, mon horaire devrait me permettre de voir certains enfants 4 ou 5 fois par semaine. Si je veux intensifier les interventions pour soutenir encore plus adéquatement les quelques élèves qui rencontrent de graves difficultés, il faut que je les vois plus qu’une ou deux fois par semaine. Ceci n’a pas été facile et m’a causé quelques maux de tête. J’ai dû y penser durant plusieurs jours avant de trouver une solution. Et heureusement, j’y suis arrivé. Ce n’est peut-être pas parfait, mais cela semble fonctionner.

Je vous présente mon horaire très bientôt.

Six années

Six années
Depuis le début de cette année scolaire, je ne vais plus au travail de la même façon. Je m’y rends en gardant en tête que les jours filent… qu’ils vont m’échapper… qu’ils s’éloignent… Ce sentiment est complètement nouveau et inédit.

En marchant, je repense à mes débuts dans la profession : les matins à attendre le téléphone sans savoir à quel endroit je vais devoir me rendre ni à qui je devrai enseigner. Et je prends conscience que ces matins stressants sont vraiment loin derrière moi, comme s’ils étaient d’une autre époque. Ce qui est tout à fait compréhensible puisqu’ils se sont effectivement passés dans un autre siècle! En fait, 26 années me séparent d’eux maintenant!  😀

Le fait est qu’il ne me reste plus que six années à enseigner. Six. Cela peut sembler très long pour certains d’entre vous. Pour moi, c’est tout le contraire; je sais que cela va passer plutôt rapidement.

Alors, je me demande comment je veux que ces six années se déroulent. Je me dis que je dois vraiment recommencer à bloguer. Il ne faut plus que je remette cela à plus tard. Dans six ans, aurai-je encore des raisons de le faire? Peut-être pas.

Et puis, je pense que je devrais partager ce que mes années d’expérience m’ont appris sur mon métier. Je sens que c’est mon devoir de communiquer ce que je sais. Sans prétention. Pour aider ceux qui commencent. D’ailleurs, ce fut mon rôle depuis mes débuts en enseignement : aider à apprendre.

Curieusement, depuis que  je suis conscient que les jours qui passent me rapprochent de l’instant où je vais fermer mon bureau pour une toute dernière fois, je me sens plus vivant. Je fais les choses en pleine conscience (pour utiliser des termes qui sont dans l’air du temps).

Voyons voir ce que je ferai de ces six années!

 

Les médias 101

media

Les médias ne sont pas des jouets.

Le mot « média » est issu du latin « medius » qui désigne un moyen ou un intermédiaire. Les médias représentent donc les outils qui se retrouvent au milieu d’une communication. Ils sont l’intermédiaire entre deux personnes; le moyen qui permet de transporter le message.

N’est-il pas fabuleux de pouvoir discuter comme en tête en tête avec une personne qui se trouve à des kilomètres de nous? La regarder dans les yeux et voir les expressions sur son visage. Alors, qu’il y a environ une centaine d’années, il était difficile de transporter la voix sur de longues distances. Aujourd’hui, on dirait que c’est la personne en entier qui se retrouve tout près de nous, à quelques centimètres de notre visage.

Mais les médias ont poussé la communication à un niveau exponentiel. Un message peut rejoindre des milliers de personnes en même temps sans qu’il soit nécessaire de le répéter encore et encore. C’est ce qu’on appelait dans une autre décennie : les « mass media » ou les « médias grand public ». Le message peut être expédié à une population en entier d’un seul coup.

Dans une prochaine série d’articles, je vais tenter de vous présenter différents médias en poussant la réflexion vers différentes directions. Le but de ces articles sera bien sûr de nous faire réfléchir et de vous convaincre qu’il est important d’éduquer les jeunes et les moins jeunes à l’utilisation des médias. Car les questions sont nombreuses :

  • Que sont les médias?
  • Que font-ils?
  • Quelle influence ont-ils sur nos comportements?
  • Présentent-ils un portrait précis de nos civilisations?
  • Servent-ils vraiment à nous rapprocher?
  • Sont-ils en train de nous créer de nouveaux malaises?
  • Permettent-ils de jeter à terre des barrières?
  • Peuvent-ils nous enfermer dans une case?
  • Créent-ils de nouvelles bases pour les relations humaines?
  • Mélangent-ils les sentiments envers les humains et envers les machines?

Gardez en tête lorsque vous me lirez que je n’ai pas la prétention de tout connaître sur les médias et encore moins d’en être un spécialiste. Disons que mon utilisation de certains médias pour enseigner à des élèves m’a amené à me poser plusieurs questions.

Préparons-nous à cette réflexion! Les médias, un jeu ou un défi?