L’interface de Notebook 1

Depuis quelques jours, je réfléchis à l’interface graphique de l’application Notebook. Après plusieurs heures d’utilisation, j’essaie de m’approprier le plus possible ce nouvel environnement pour le rendre convivial et efficace. J’ai vu à quelques reprises certains enseignants qui enregistraient leurs documents dans un dossier sur le bureau de leur portable.

J’ai bien réfléchi à cette façon de faire et je trouve qu’il y a certains avantages à déposer plutôt les documents ou les activités dans la galerie « Mon contenu ». Je m’explique. D’abord, quand vous placez un document dans un dossier de la galerie, il n’est plus modifiable. Celui-ci devient donc un fichier modèle. Quand vous l’ouvrez plus tard, Notebook crée une page « sans titre » au lieu d’afficher le document original. En faisant ainsi, votre document reste toujours intact peu importe les modifications qui seront apportées dans la page. Vous n’avez plus à vous soucier de perdre votre document ou de l’enregistrer par erreur avec les réponses des élèves. Quand vous avez terminé votre activité, vous n’enregistrez pas la page « sans titre » à moins que vous vouliez vous référez plus tard au travail réalisé par les enfants.

Je continuerai tout de même à enregistrer des documents dans un dossier sur mon bureau car cela me servira de sauvegarde advenant le cas où il y aurait un problème avec mon portable. Pour que cette sauvegarde soit vraiment pratique, je prendrai soin de glisser ce dossier d’activités sur une clé USB.

Dans « mon contenu », je me suis créé pour le moment six dossiers : écriture, lecture 4e, lecture 5e, lecture 6e, mathématique 4e et mathématique 5e 6e. Au fil du temps et des activités que j’utiliserai, j’aurai probablement à en ajouter ou à en modifier.

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Dans le dossier « écriture », je me suis créé quatre sous-dossiers : conjugaison, grammaire, recueil de textes et structure de phrases. Chacun des dossiers va me permettre de retrouver facilement les exercices que je veux faire avec les élèves selon la matière qui sera enseignée.

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Les fichiers ou les pages qui sont dans le dossier « structure de phrases » (par exemple) s’affichent en vignette dans le cadre plus bas. Ils ne se retrouvent pas immédiatement sous le dossier sélectionné.

 

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TNI, outil pédagogique

Abordons maintenant le TNI du côté de ses fonctions puisque c’est bien d’un « outil » dont il est question. Sans entrer dans les détails de son fonctionnement, il est possible de considérer les tâches qu’il me permettra d’accomplir. Je garde en tête que mon point de vue risque de changer avec le temps car mes connaissances actuelles sont un peu limitées. Je sais que je ne connais pas encore toutes les fonctions possibles.

Malgré cela et avant d’utiliser un outil pédagogique, j’aime bien faire une réflexion sur son utilisation probable. Je dois réfléchir à la portée de cet outil pour garder en tête ce qu’il est en mesure de faire et ce qui dépasse ses fonctions. Car, il ne faut pas se leurrer : un TNI, c’est d’abord un outil technologique, mais grâce à l’utilisation que j’en ferai, il pourra devenir un outil pédagogique.

Cette réflexion n’est pas à prendre à la légère même si je vois quelques sceptiques parmi certains d’entre vous. Savoir à quoi sert un outil est une connaissance de base avant d’arriver à l’utiliser à son plein potentiel. Tout ce que je suis en train d’écrire ici peut sembler trop évident. Pourtant, combien de fois, ai-je vu des personnes mettre de côté un outil technologique sous prétexte que ça ne servait pas à grand chose? Que c’était un gadget pour distraire les enfants? Que ça ne sert qu’à fixer l’attention des élèves? Que c’est trop compliqué pour rien… Que ça donne peu de résultats en bout de ligne?

Je comprends qu’en Éducation, l’outil se confond souvent avec les connaissances, le manuel avec la matière, la feuille avec la tâche. On oublie que ce n’est pas le manuel qui transmet la connaissance, mais bien l’enseignant  (grâce au modelage, à la rétroaction, à l’objectivation de la stratégie, au lien maître-élève signifiant, etc.) et que sa façon d’utiliser le manuel aura une forte incidence sur l’apprentissage des élèves. Un manuel seul n’aura jamais toute cette portée. Il n’est que l’outil. Tout comme un marteau ne construit pas une maison.

Cette méprise est compréhensible, surtout avec le discours actuel qui fait de l’enseignant un simple accompagnateur de l’élève. Alors qu’enseigner est en fait beaucoup plus complexe.

Mais revenons donc aux fonctions du TNI :

  1. projeter l’écran de mon ordinateur pour le présenter en grand devant tous les élèves
  2. écrire à main levée comme sur un tableau régulier
  3. montrer une page ou une feuille en PDF
  4. surligner du texte ou ajouter du texte sur un document PDF
  5. démontrer l’utilisation d’une application
  6. manipuler du texte ou des images à l’aide des mains (comme pour faire les manipulations syntaxiques)
  7. démontrer des stratégies de lecture à l’aide d’un texte en PDF
  8. manipuler des formes et des images en géométrie
  9. démontrer l’usage d’un rapporteur d’angle
  10. faire travailler les élèves (en sous-groupe) sur la même feuille en PDF

C’est ce que je visualise pour le moment en tenant compte de mes connaissances limitées. Au fil des semaines, je suis certain que cette liste s’allongera ou sera mieux définie. Cependant, je vois déjà l’immense potentiel de l’outil en autant que j’en fasse une utilisation bien déterminée et orientée vers les apprentissages. Mon but ou mon défi est également de le faire utiliser aux enfants le plus souvent possible.